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Comment fonctionnent les panneaux solaires?
Quand le système se met-il en route ?
Contenance -
Stratification -
email / inox -
simple serpentin/double serpentin -
isolation du boiler -
emplacement du boiler
Maximisation du système solaire ou comment stocker
de la chaleur dans votre boiler ?
Système à vidange versus système antigel
Quelques chiffres intéressants
Cahier
des charges - Appel d'offres
Questions techniques supplémentaires
Documentation technique et entretien de mon
installation
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Comment fonctionnent les panneaux solaires?
Quand le système se met-il en route ?
La quantité de chaleur dégagée par les panneaux et
transmise au boiler n'est pas toujours suffisante pour chauffer votre ecs à
température de consommation. Il est cependant intéressant de pouvoir
bénéficier de la moindre calorie pour 'préchauffer' votre eau. Ainsi, si
votre eau sanitaire à l'entrée du boiler est de 7 à 8°C et que l'eau
circulant dans vos panneaux est supérieure à ces 7°C, un système pourvu
d'une bonne régulation va se mettre en route et va préchauffer votre eau
sanitaire (par exemple pour atteindre 35°C dans le bas du chauffe-eau). Le
restant de chaleur sera apporté par l'appoint (chaudière au gaz ou au fuel ou
résistance électrique voire les 2). (Voir aussi Principes de base: appoint
)
A noter qu'en période d'ensoleillement importante, votre système vous permettra d'aller bien au-delà des températures de consommation de votre ecs.
Cependant, votre régulation devra s'arrêter de fonctionner afin de ne pas faire bouillir votre eau dans votre chauffe-eau ! Dans la plupart des installations, la limite supérieure de température de l'ECS tourne autour des 60-70°C et ce, pour éviter de se brûler avec cette eau ainsi que pour éviter les dépôts importants de calcaire dans votre boiler (plus la t° monte, plus le dépôt est important - tout comme dans une bouilloire !).
On peut évidemment maximiser son installation solaire en permettant à l'eau chaude d'être chauffée au-delà de la limite des 70°C mais cela nécessite quelques principes de prudence - voir maximisation du système solaire.
Contenance - Stratification - email / inox - simple serpentin/double serpentin - isolation du boiler - emplacement du boiler
Le boiler, assez paradoxalement est un des éléments les plus coûteux du système solaire. En fonction du type de boiler choisi (inox, email, double serpentin, simple serpentin, boucle sanitaire, résistance électrique...), le prix du boiler peut varier du simple au double.
Les boilers solaires sont en général très volumineux et ce, pour une simple raison, le soleil n'est présent que le jour (sic!) mais pourquoi ne pas stocker son apport énergétique sous forme d'eau dans une 'réserve'. Le dimensionnement de celle-ci est donc important. Trop grande, cela impliquerait perte d'énergie et inutilité sans compter sur l'appoint très important nécessaire en hiver par exemple. Trop petite, on manquerait vite d'eau préchauffée et l'installation solaire ne serait donc pas 'optimale'. En fonction de votre consommation (bains, douches, lave-vaisselles ou machines à lessiver fonctionnant à entrée d'eau chaude, cuisine...), l'installateur vous conseillera un volume 'optimal'. Chez moi, pour quatre personnes ainsi que le branchement des machines sur l'eau chaude, nous avons opté pour un ballon de 300l.
Suivant le principe physique simple que l'eau chaude monte, le prélèvement d'eau chaude sur un ballon se fait toujours dans le haut de celui-ci.
C'est pourquoi, le serpentin du circuit primaire (solaire) se trouve toujours dans le bas du chauffe-eau. Il préchauffe donc l'eau froide entrant de le boiler et se charge d'un volume calculé de +- 60 à 70% du volume. Lorsque l'apport énergétique est suffisant, il chauffe même l'entièreté du boiler puisque l'eau chaude monte!
Le serpentin du circuit secondaire (appoint) se trouve lui dans le haut du chauffe-eau. Pourquoi ?, tout simplement pour ne pas devoir chauffer TOUT le volume du boiler (dans mon cas 300l) alors qu'on ne puise peut-être qu'une partie de ce volume. Les boilers bien conçus exploitent donc au maximum le principe de stratification (ils fonctionnent par strates, par couches). L'eau chaude ne redescendant pas dans le boiler, l'appoint chauffe uniquement le haut du boiler (par exemple les 100 l. se trouvant au dessus ou les 1/3 du volume global.).
Cette stratification n'est parfois pas exploitée au mieux lorsqu'on pratique l'appoint par une résistance électrique.
En effet, dans nombre de chauffe-eau, la résistance électrique est placée à la moitié du chauffe-eau. Si vous faites l'appoint par l'électricité, vous allez donc chauffer plus ou moins 50% du volume par l'électricité et donc 'chauffer' l'eau que votre serpentin solaire devrait donc chauffer.
Imaginez que votre résistance fonctionne de 22h à 7h du matin en courant de nuit, vous chauffez donc 150l (50% du volume) à 60°C.
A 8h, vos panneaux commencent à produire de l'énergie et selon l'ensoleillement, préchauffent votre eau à 50°C. Ils peuvent préchauffer 60 à 70% du volume du boiler mais comme l'électricité à déjà chauffé les 50% du volume, il y a gaspillage. Outre le coût de l'électricité pour effectuer l'appoint (qui est nettement supérieur au coût du gaz et fuel par exemple, voir plus loin), le placement de la résistance au centre du boiler encourage à ne pas trop exploiter cette solution. En été, si vous souhaitez couper votre chaudière fuel, il est peut-être intéressant d'effectuer un éventuel appoint en courant de nuit. En courant de jour, disons le tout net, c'est hors de prix !.
Si votre appoint est uniquement effectué par l'électricité, veillez donc bien à acquérir un chauffe-eau dont la résistance se place dans le haut de celui-ci (normalement, comme ce boiler ne contiendra qu'un seul serpentin, le constructeur aura de la place pour placer la résistance dans la partie haute).
A noter cependant que les personnes souhaitant effectuer l'appoint uniquement par l'électricité (et dont le boiler ne contient donc qu'un seul serpentin) bénéficieront d'un prix beaucoup plus intéressant pour ce boiler.
Un petit détail qui a son importance: ne placez jamais un boiler en position couchée s'il n'a pas été conçu pour ce faire, sinon tout le principe évoqué ci-dessus tombe à l'eau et gageons que votre installation solaire ne vous rapportera pas grand chose.
Inox : l'avantage évident de l'inox est sa perennité. Il ne rouille pas et de plus le calcaire n'y adhère presque pas. Son inconvénient, le boiler inox coûte près du double du boiler email. Cependant, si vous décidez d'augmenter la t° de consigne de votre chauffe-eau (pour stocker de 'l'énergie'), le boiler inox est un meilleur choix. (voir plus loin Maximisation du système)
Email: moins cher que l'inox, le calcaire y adhère très vite. Il faut donc absolument placer une anode anticalcaire. Les boilers de bonne qualité disposent souvent d'un testeur de cette anode et d'un système de remplacement de celle-ci aisé et surtout évitant de devoir démonter tout le boiler (avec les risques de fuite que cela encourt).
Simple serpentin ou double serpentin.
Au départ, ayant déjà une installation complète (ma maison n'est pas une nouvelle construction au sens strict du terme), j'avais imaginé placer un second boiler à un seul serpentin (pour 'préchauffer' mon eau sanitaire par le système solaire). L'eau préchauffée partant ensuite dans le boiler d'appoint existant. Le boiler à un seul serpentin étant nettement moins couteux que les boilers double-serpentins, j'imaginais faire une affaire ! Mais pour optimiser une telle installation, il faut prévoir un système de transfert/régulation entre les deux boilers (en été, si vous éteignez votre chaudière, Il faut alors que l'installation solaire chauffe les 2 boilers en créant une circulation entre ceux-ci (retour). Ce qui implique le placement de sondes et d'une régulation propre à ce système, d'ou coût très nettement supérieur. De surcroît, les installations les plus 'simples' sont aussi les plus efficaces (coûts de maintenance, entretien...).
Les boilers à double serpentin (un serpentin dans le bas pour préchauffer l'ecs via le circuit solaire (circuit primaire) et le haut pour l'appoint (circuit secondaire) sont donc plus coûteux mais leur installation et la régulation est plus simple. Ils présentent l'avantage d'être 'complet'; très bonne isolation, doigts de gants pour les sondes, boucle sanitaire si nécessaire, volume relativement élevé pour 'stocker' l'eau préchauffée et une excellent stratification.
Il est impératif d'acquérir un boiler extrêmement bien isolé. En effet, comme je l'ai déjà souligné, l'investissement est tel qu'il faut impérativement 'profiter' de [et exploiter] la moindre calorie. Il serait donc ridicule de perdre de la chaleur par une mauvaise isolation ou par un emplacement inadéquat du boiler.
Parfois, certains installateurs vous proposent par facilité de placer le boiler juste sous les panneaux (l'avantage est de raccourcir au maximum le circuit primaire).Il faut cependant savoir que bien souvent, il s'agit alors de placer le boiler dans un grenier dans lequel il gèle en hiver; il faut donc alors prévoir une très bonne isolation du boiler AINSI QUE de circuit-pompe (circulateur, purgeurs, vannes...). Ce qui n'est pas évident. De plus, il faut également penser aux facilités d'accès pour la maintenance ainsi qu'à la distance des puisages d'ecs.
L'idéal est évidemment de placer le boiler au centre de tous ces points de puisages (cuisine, salle de bain, .../...) mais cela nécessite une réflexion lors de l'aménagement ou de la restauration de la maison. Après, il est souvent trop tard.
![]()
Maximisation du système solaire ou comment stocker
de la chaleur dans votre boiler ?
Pour peu que l'installation le permette et que l'on tienne compte de quelques principes de prudence élémentaires, il est possible d'augmenter la rentabilité de votre installation solaire.
Dans une installation solaire 'classique', le circulateur solaire tournera jusqu'à atteindre la température de consigne (par exemple: 60°).
Si l'apport solaire n'est pas suffisant ce jour là, c'est votre système d'appoint qui fournira l'énergie nécessaire afin que votre eau sanitaire atteigne cette température de consigne.
Pourquoi ne pas essayer de travailler avec deux températures de consigne?
-la première fixant la t° de l'eau lorsqu'elle est chauffée par l'appoint (ex: 60°C)
-la seconde fixant une t° supérieure si l'eau est chauffée par le soleil (ex:80°C).
Ce système permet de 'profiter' du soleil au maximum ou de stocker de l'eau beaucoup plus chaude dans votre boiler. Si vous ne disposez que d'une seule température de consigne, ce système n'est pas idéal du tout car vous devriez alors chauffer en appoint l'eau jusque 80°C et perdriez donc toute l'économie réalisée par le solaire.
Attention, fonctionner avec 2 températures de consignes requiert quelques précautions:
-tout d'abord, il faut que votre chauffe-eau le permette (peut-il oui ou non stocker de l'eau à 80°C ou plus ???)
-il faut fixer une 2ème température de consigne 'raisonnable' - ne pas essayer de chauffer à plus de 90°C par exemple (et surtout éviter l'ébullition)
-il faut savoir qu'une eau chauffée à plus de 60°c dégage beaucoup plus de calcaire et donc que vous risquez de diminuer fortement la durée de vie de votre anode anti-calcaire ou de votre chauffe-eau (à moins que vous n'ayez opté pour un boiler en inox!).
-il faut impérativement limiter la température de sortie du boiler afin d'éviter les brûlures. En effet, imaginez que vos enfants prennent de l'eau chaude et plongent leurs mains dans l'eau à 80°C.
-les boilers email supportent moins bien ces hautes températures que les boilers inox
-soyez prudent et consultez la garantie de votre boiler.
En réponse à ces limites, il est possible:
-d'utiliser l'eau de pluie plutôt que l'eau de ville, eau nettement moins chargée en calcaire (pourvu qu'elle soit filtrée en amont du boiler par un filtre physique et éventuellement par du charbon de bois pour garantir une certaine qualité à celle-ci).
-de placer à la sortie du boiler une vanne thermostatique limitant la température de sortie (à 55°C par exemple) en réinjectant de l'eau froide si nécessaire.
-disposer d'une régulation permettant 2 températures de consigne ou si ce n'est pas le cas; travailler avec la régulation pour le système solaire à une t° supérieure et placer un aquastat réglable pour déclencher l'appoint (à 60°C). Si votre apport est réalisé par une résistance électrique, il est possible de régler directement cette résistance à la température souhaitée.
Système à vidange versus système antigel
Sur le marché belge, vous pouvez trouver 2 types de circuits solaires, les systèmes à vidange et les systèmes automatiques (antigel).
Les systèmes à vidange sont en général moins coûteux et nécessitent une vidange du liquide contenu dans les panneaux (car il gèle) dès que l'hiver approche. Cela signifie, en plus d'une manutention supplémentaire (vidanges/remplissages annuels) que vous ne pouvez profiter des rayons du soleil en période hivernale (en période de gel en réalité donc d'octobre à fin avril).
Dans les systèmes automatiques, les circuits solaires contiennent un liquide glycolé (à l'antigel), ils peuvent donc fonctionner en plein hiver et ne nécessitent aucune manutention (sinon un contrôle régulier du taux de glycol).
Personnellement, vu l'investissement nécessaire à une installation solaire, je ne peux que vous décourager à acquérir un système à vidange. En effet, je peux vous garantir que votre installation fonctionnera même par temps de gel. Aujourd'hui par exemple (le 3 janvier 2004), il faisait -11°C au niveau des panneaux à 6h30 du matin. Le système a cependant tourné durant 5h30 pendant la journée (alors que la températur diurne est restée négative toute la journée (-3°c en moyenne). Mais le soleil était présent et il a permis aux panneaux de se réchauffer jusqu'à 49°c et donc de préchauffer mon ecs. Pour le supplément demandé, n'hésitez pas choisissez un système antigel pouvant tourner toute l'année.
C'est ce circuit qui permet d'échanger les calories 'solaires' vers le boiler. Il est donc important que ce circuit soit monté dans les règles de l'art.
-Tout d'abord, il doit être le plus court possible. Chaque mètre superflu = perte de calories
-Des panneaux vers le boiler, il est composé de tuyaux spéciaux (type Armaflex - Lunarflex) ou de tuyaux de cuivre. Ces tuyaux doivent résister à des températures pouvant aller jusqu'à 180°C et des pressions de plus de 5 bars. Si vous optez pour des tuyaux de cuivre normaux, veillez à ce que les soudures soient parfaites et résistantes (à l'argent uniquement) et à ce qu'il y ait le moins de raccords possibles (travaillez avec des grandes longueurs (6m)). Ces tuyaux devront ensuite être parfaitement isolés (par des isolant hautes températures également).
-Le circulateur: il s'agit d'une petite pompe (type circulateur de chaudière) qui active/pousse le liquide caloporteur entre le boiler et les panneaux.
Ce circulateur doit être placé en sortie du boiler (il 'pousse' donc le liquide refroidi vers le panneau, évitant ainsi des t° trop élevées).
Sur les bonnes régulations, ce circulateur travaillera à une vitesse variable en fonction de la t° des panneaux pour permettre un meilleur échange entre le fluide caloporteur et l'eau sanitaire.
-Des vannes et circuits de vidanges/remplissage. Ce circuit doit comprendre des vannes pour intervenir en cas de problèmes, pour pouvoir faire l'appoint de liquide glycolé et pour pouvoir purger l'air du système. Le système ne pourra fonctionner optimalement que s'il est parfaitement purgé.
Certains systèmes disposent de purgeurs automatiques (dégazeur). Si ce n'est pas le cas, on peut conseiller également de placer un petit purgeur tout en haut de l'installation (à la sortie des panneaux et à l'endroit le plus haut). L'air montant automatiquement dans les canalisations, c'est le meilleur endroit pour purger le système.
-des thermomètres indiquant les t° à l'arrivée et à la sortie du boiler
-un manomètre pour visualiser la pression dans le système (tournant souvent autour des 3 à 3,5 bars). Plus la pression est élevée, meilleure est la rentabilité mais il faut tenir compte des contraintes sur les soudures et de la température élevée du liquide.
-des doigts de gants: sorte
d'embouchures permettant de placer des sondes de température et en contact
direct avec les liquides (ecs ou fluide caloporteur). Voir aussi sondes
-un débitmètre pour quantifier la quantité de chaleur
produite. voir aussi sondes
Photo du circuit pompe installé
Les sondes sont idéalement placées dans des doigts de
gants (Voir aussi doigts de gant
). Certains installateurs se contentent de 'coller' les sondes contre les tuyaux
dont il faut mesurer les températures. C'est un mauvais calcul car les mesures
sont alors très relatives et le système ne peut être optimisé pour
bénéficier de la moindre calorie disponible.
Parmi les sondes pyrométriques les plus courantes:
-sonde dans le panneau solaire : elle mesure la t° du fluide caloporteur dans le panneau (en général à sa sortie et vers le haut)
-sonde basse du boiler: elle mesure la t° dans le bas du boiler
-sonde haute du boiler: elle mesure la t° dans le haut du boiler
-sonde retour circuit: elle mesure la t° du fluide caloporteur à la sortie du boiler (placée juste avant le circulateur)
-sonde départ circuit: elle mesure la t° du fluide caloporteur à l'entrée du boiler.
Ces deux dernières permettent en association avec un débitmètre de calculer le rendement de l'installation. Cela dépend évidemment du type de régulation dont vous disposez .... et donc du montant que vous êtes prêt à investir pour calculer le bénéfice d'une installation solaire.
Parmi les paramètres calculés, citons:
-la mesure de la quantité de chaleur produite par les panneaux (en Kwh si possible pour pouvoir rendre les choses comparables)
-la mesure de la durée de fonctionnement (en heures)
-la mesure des maxima, minima relevés tant au niveau du boiler (bas et haut, qu'au niveau des panneaux).
Comment fonctionnent ces sondes ? Voir aussi fonctionnement
![]()
Si votre chauffe-eau ne chauffe pas assez votre eau sanitaire (par exemple de l'eau d'un puits ou de l'eau de pluie), vous pourriez avoir des risques de contamination par la légionnellose.
En règlant son chauffe-eau à plus de 60°, les
risques sont minimes.
Pour plus d'informations, visitez le site officiel
de la légionnellose (français) qui est relativement complet et explique
clairement les enjeux.
http://www.legionnellose.com/index.shtml
Les panneaux sont l’élément déterminant de l’installation; en plus de leurs qualités techniques, ils doivent par leur aspect esthétique conserver voire améliorer la beauté visuelle de votre toit.
Quelques critères importants dans le choix des panneaux solaires:
avoir des caractéristiques techniques de rendement très
élevées pour en tirer le meilleur parti. Le moindre apport d’UV doit pouvoir
être transformé en énergie. Il existe des tests certifiés qui permettent de
comparer les différents panneaux sur une base homogène (même tests appliqués
sur chaque type de panneaux. C’est sur base de ce genre de tests que se base
la RW pour ‘certifier’ les panneaux. Ces tests sont souvent produits par des
instituts internationaux.
Toutes les marques vendues en Belgique ne sont pas certifiées par la RW dans le cadre du projet Soltherm. Ce n’est par exemple pas le cas (pas encore) pour les panneaux que j’ai choisis mais les tests comparatifs existent et l’ensemble de la solution offerte par la firme que j’ai choisie ont fait pencher mon choix pour cette marque.
s’intégrer correctement dans ou sur la toiture. Dans
mon cas, j’ai opté pour l’intégration dans le toit. Cela m’a contraint
à devoir démonter +- 9m² de tuiles mais esthétiquement c’est beaucoup plus
joli et de plus cela évite la formation de mousse entre le toit et les panneaux
ainsi que l’éventuelle émergence de nids d’oiseaux. Les panneaux que j’ai choisis s’intègrent extrêmement
bien dans le toit (voir photos
). Ils ne dépassent en effet que de quelques
centimètres des tuiles. Un bon conseil avant l'achat, allez visiter une
installation ou demandez-en des photos, vous verrez ainsi ce qu'il en est de
l'intégration. Certaines marques proposent une intégration de type Velux
(solins autour des panneaux permettant un montage aisé comme un Velux). De
surcroît, renseignez vous également sur les connecteurs entre panneaux et vers
la tuyauterie. J'ai en effet vu des panneaux sur un toit pour lesquels les tubes
arrivée/départ du fluide caloporteur étaient visibles du toit. Non seulement
non esthétique mais en plus, quid de l'isolation de ces tubes et de leur
vieillissement dans le temps (ils n'étaient pas protégés des intempéries, du
gel et des grandes différences de t° qu'ils devaient subir, comment
allaient-ils réagir après quelques années de fonctionnement sur le toit ?).
Dans mon cas, vous pouvez voir que le solin supérieur du panneau permet une
intégration parfaite des connecteurs entre panneaux ainsi que des tubes
arrivée/départ et de la sonde. Rien n'est visible de l'extérieur et l'isolant
a été placé dans les règles de l'art. Espérons simplement que cet ensemble
connectique résiste au temps....
les panneaux peuvent évidemment être placés sur des
toits plats ou sur des terrasses voire dans un jardin. Il faut alors veiller à
leur protection et surtout éviter que des enfants ne les touchent lorsque
ceux-ci chauffent. En effet, les températures atteintes peuvent être très élevées
( plus de 100°c).
composés de matériaux durables et solides (résistant à
l’humidité, la grêle, le poids de la neige …)
être hermétiques et bien isolés.
Surface utile : pour un ménage composé de 4
personnes, on compte souvent +- 1m² par personne soit comme dans mon cas pour
un ménage de 4 personnes; 4 à 5m².
J’ai cependant opté pour une surface nettement supérieure, mon
installation comptant 7,5m² au total. Pourquoi autant ?
Tout d’abord, le surcoût d’un panneau supplémentaire est finalement marginal par rapport au coût total de l’installation. Ensuite, lorsqu’on sait que la production solaire suit une courbe de Gauss classique sur les 12 mois de l’année, en plaçant quelques m² supplémentaires, je compte relever cette courbe afin de bénéficier surtout du moindre apport solaire (en hiver par exemple)[5]
En plein été, il est plus que probable que le panneau supplémentaire ne serve à rien car l’eau sera chauffée relativement vite (et on ne peut la surchauffer !).
Par contre, au printemps et en automne, cette surface supplémentaire permettra probablement d’atteindre des t° suffisantes pour démarrer la pompe solaire (t-sol > t-bas) voire même pour préchauffer toute l’eau du chauffe-eau. (Le graphique ci-dessus ne reprend évidemment que des courbes théoriques moyennes. Les journées nuageuses ou pluvieuses n'apportant aucune énergie, les journée de grand soleil apportant peut-être l'énergie nécessaire à chauffer la totalité du boiler).
A savoir cependant; le 'surdimensionnement' du champ de capteur à volume de stockage égal et consommation ECS égale à plusieurs effets:
il augmente la fraction solaire (effet désiré)
il diminue le rendement des capteurs (T° du fluide à l'entrée du capteur plus rapidemment plus élevée qu'avec une surface moindre) (effet indésiré)
il augmente les risques de surchauffe en été (si pas dans le ballon puisque le circulateur se coupe mais bien dans les capteurs qui fontionneront moins longtemps et atteindront plus rapidement la t° de stagnation) (effet indésiré)
il diminue la rentabilité économique de l'investissement.
Encore une fois on le voit, tout est question d'équilibre idéal entre surface / stockage / coût.
Pour calculer la surface utile de panneaux, on donne souvent un m² de surface vitrée par personne; soit pour 4 personnes 4 m².
Si nous effectuons un calcul plus approfondi, nous avons :
Pour l'instant, pour un ménage de 4
personnes (2 adultes et 2 enfants), nous comptons approximativement une
consommation de 200l d'eau CHAUDE
par jour (130 à 150l pour les douches et bains et
50l pour le lave-vaisselle et la machine à laver si on les palce sur le
circuit d'ECS).
Différentes études sur le sujet préconisent une surface de capteur équivalent à 1 à 1.6m² de capteur par 50l. d'ECS consommée. Ce qui rend dans notre cas, plus ou moins 5,5 à 6.5 m² de panneaux solaires.
|
consommation journalière |
Panneaux solaires : surface |
|||||||
|
L/pers |
4 pers |
+ 50 l vaiss+machine |
m² |
m² |
m² |
m² |
m² |
m² |
|
(a) |
(b) = a*4 |
c = b + 50 |
1 |
1,2 |
1,3 |
1,4 |
1,5 |
1,6 |
|
30 |
120 |
170 |
3,4 |
4,08 |
4,42 |
4,76 |
5,1 |
5,44 |
|
40 |
160 |
210 |
4,2 |
5,04 |
5,46 |
5,88 |
6,3 |
6,72 |
|
50 |
200 |
250 |
5 |
6 |
6,5 |
7 |
7,5 |
8 |
|
60 |
240 |
290 |
5,8 |
6,96 |
7,54 |
8,12 |
8,7 |
9,28 |
Quelques chiffres intéressants
On entend par régulation solaire, l'ensemble électronique qui va enclencher/déclencher la pompe solaire et donc mettre en route le système de chauffage par le soleil; c'est le cerveau, l'ordinateur de votre installation.
Il s'agit également d'un élément déterminant dans le choix de votre installation. En effet, une bonne régulation assortie de sondes pyrométriques extrêmement précises vous permettra également de profiter de la moindre calorie dispensée par Phébus.
C'est aussi grâce à la régulation que vous pourrez régler tous un tas de paramètres optimisant votre installation.
Certaines régulations régulent également la mise en route du chauffage d'appoint (avec les heures de consignes) ainsi que la fourniture de statistiques intéressantes sur votre production solaire. Evidemment, tout se paie et ce genre de régulation est plus onéreuse mais quelle satisfaction de constater le soir que votre système a produit autant de kwh et vous permettra de vous doucher dans de l'eau 'chaude - solaire'.
La régulation est donc reliée au circuit pompe et à toutes les sondes pyrométriques. Il est très utile d'en bien maîtriser le fonctionnement pour profiter de toutes les possibilités offertes.
Dans mon installation donc, la régulation est plutôt sophistiquée et permet :
-d'utiliser deux t° de consigne (voir aussi maximisation du
système
)
-de démarrer l'appoint selon 3 consignes horaires (ex de 6h00 à 6h30 - de 12h00 à 12h30 - de 18h30 à 23h00 par exemple)
-de visualiser instantanément toutes les t° relevées par les sondes
pyrométriques (voir aussi sondes
)
- dans le bas du chauffe-eau (mesure instantanée, maximum depuis mon dernier relevé, minimum depuis mon dernier relevé et moyenne)
- dans le haut du chauffe-eau (mesure instantanée, maximum depuis mon dernier relevé, minimum depuis mon dernier relevé et moyenne)
- au niveau du panneau (sur le toit) (mesure instantanée, maximum depuis mon dernier relevé, minimum depuis mon dernier relevé et moyenne)
- au niveau du circuit pompe (départ / retour)
-de calculer le rendement (voir aussi rendement
)
Photo de la régulation Suntana
Des questions plus techniques et plus détaillées ont été insérées dans un cahier des charges que j'ai fait parvenir aux différents fournisseurs et/ou installateurs. Vous pouvez les consulter via la page Cahier des charges.
Voici quelques liens relativement importants pour tout projet solaire.
Si vous aussi, vous connaissez des liens intéressants sur le sujet (en particulier des statistiques de production), vous pouvez me les envoyer, j'essaierai de les inclure dans le site.
Solution Sanisolar
Boilers Lapesa
Panneaux Sunmaster
Régulation Steca
[1] Ces cellules (au silicium pour la plupart) transforment l’énergie solaire en énergie électrique (courant continu). Celui-ci alors être transformé et stocké avant exploitation.
[2] (eau chaude sanitaire ou ecs plus loin dans le texte)
[3] en réalité, nous apprendrons qu’il faut une différence significative de t° afin d’éviter d’éventuelles pertes de charge… (ex : 4°)
[4] en général, 60° pour éviter de se brûler avec l’eau chaude sanitaire
[5] mon installation a été mise en route le 17/09/2003 et depuis, je peux vous certifier qu’au moindre rayon de soleil (même par temps de gel !), le système se met en route après quelques minutes d’ensoleillement.
[6] Ecs = Eau chaude sanitaire
[7] un peu comme votre compteur kilométriques de voitures totalisant les km parcourus ainsi que ceux parcourus depuis votre dernière remise à 0.